Profitez de L’été Numérique de Thierry Jadot

Thierry Jadot l'été numériqueCe livre est très agréable à lire, à l’image de son auteur, très agréable à entendre – j’ai eu la chance de l’écouter lors de la présentation de son livre qu’il a donnée dans une grande école de commerce parisienne.

Ecrire au sujet du « digital » aujourd’hui est difficile, tellement ce sujet est vaste et polymorphe. Cela peut même devenir très prétentieux surtout s’il on annonce d’entrée pouvoir « traiter des huit révolutions digitales qui vont transformer l’entreprise ». Pourtant Thierry Jadot y réussit efficacement…et simplement.

L’auteur n’a pas cherché à théoriser le sujet afin de trouver une ligne directrice à ces 8 révolutions. Il a préféré aborder 8 problématiques fortes en les juxtaposant, et en les déconstruisant avec des exemples très concrets. Au final, le livre se lit comme une conversation, agréable, fluide, sans polémique, sans critique agressive, et sans menaces ultimes. Cela change de bien d’autres livres du même genre. Ces 8 problématiques ont l’avantage de couvrir une très grande partie des impacts du digital et suffit donc à un dirigeant pour se mettre en chasse de ceux qui le concerne. En outre, ces impacts sont décrits en tant que tendance de fond, à la limite de la sociologie et aux ramifications multiples, de sorte qu’ils concernent tous les industries.

L’auteur aborde ainsi :

  • la naissance de la confiance sur Internet comme une conséquence consubstantielle à son mode de fonctionnement
  • la relation individualisme-communautarisme
  • la prise de pouvoir du consommateur citoyen sur les institutions (et les marques)
  • les transformations profondes du processus d’achat du fait de l’irruption systématique du virtuel
  • l’apport du big data dans la personnalisation et l’enrichissement des services – en se focalisant sur les aspects bénéfiques et créateurs de valeurs (laissant à d’autres le soin de polémiquer, mais sans pour autant tomber dans l’admiration béate)
  • la modification profonde du concept même de contenu pour les média traditionnels • l’accélération du temps et l’impossibilité de penser stratégie avec un « S » majuscule

J’ai retenu particulièrement deux idées fortes:

  • Une vision rarement aussi bien étayée de la notion de communauté virtuelle et de son impact sur les comportements, résumée par cet inter titre « l’hyperciblage réconcilie individualisme et communautarisme ».
  • Un excellent décryptage de ce qu’est devenu la notion de contenu, son obligation à le repenser à l’aune de la Marque qui le porte, et par voie de conséquence à imaginer de nouvelles sources de monétisation. On sent dans ces lignes le professionnel des média (Thierry est patron d’Aegis France, une des plus grosses agences média françaises), et l’on a plaisir à bénéficier de l’acuité de sa vision sans payer les honoraires qu’il ne doit pas manquer de facturer à ses clients. Pour 18€, ne nous privons pas !

Et si c’était la fin de la fin des start-up en Europe ?

Les start-up sont à la mode en France. Les incubateurs fleurissent. Le gouvernement met le paquet sur la FrenchTech. La presse encense les entrepreneurs et les IPO de Criteo et de Viadeo. Les levée de fonds sont spectaculaires, 100M€ pour Blablacar, 22 M€ pour Dashlane, etc… Et tout l’establishment de ne jurer que par Lean startup pour lutter contre les GAFA qui dévorent tous les business traditionnels.

Tous ceux qui, comme moi, évoluent dans ces sphères, et on vécut l’éclatement de la bulle internet, se réjouissent de ce juste retour des choses. Que de chemin parcouru ! Enfin le monde économique a-t-il compris le sérieux des start-up et l’enjeu capital qu’elles représentent pour le futur.

Eloge du retard
Cette reconnaissance tardive est –t-elle le signe d’une apogée ou d’une tendance résolument structurelle ? Les start-up garderont-elles leur avantage compétitif par rapport aux grands groupes dans la course à l’innovation?  C’est en tout cas cette question que soulève le livre récent et perturbant «  L’éloge du retard de l’entreprise » de Dominique Turcq paru chez Eyrolles. J’ai eu le sentiment diffus qu’il était peut-être le signal faible (ou noir !)  annonciateur d’un changement de paradigme.

De quoi s’agit-il ? Ce livre explique comment les grandes entreprises pourraient se réveiller et descendre dans l’arène de l’innovation. Les arguments portent. Oui, l’entreprise pourrait se saisir des forces en jeu dans cette révolution pour la détourner en sa faveur, à l’instar « d’un judoka qui utilise la force de l’adversaire ».

Après avoir fait un bilan du retard des grandes entreprises (les exemples de l’indigence du fonctionnement interne des grandes entreprises ne surprendront malheureusement personne) , Emmanuel Turcq développe une pensée à contre-courant. D’abord, il rappelle fort justement que le « first mover advantage » est souvent un mythe, et qu’il se traduit par la mort des premiers qui prennent les initiatives (et de rappeler des exemples de ces échecs : MySpace, Newton d’Apple, etc).  Ensuite, il relativise le management de ces fameux Gafa  qui ont aussi raté des grands tournants : Google à raté les réseaux sociaux, Facebook à faillit rater le mobile et loupé Snapshat, Microsoft est passé à côté d’internet, etc. Puis, et c’est sur ce point que réside l’originalité du livre à mon sens, l’auteur s’appuie sur une décomposition très pertinente des dynamiques sous-tendues par la révolution digitale pour démontrer comment elle pourraient maintenant profiter aux grandes organisations ,et que ce retard pourrait servir à « construire un avantage compétitif ».

Par exemple, Emmanuel évoque l’une des sources fréquentes  de création de valeur  du digital dans sa capacité à désintermédier et à réintermédier différemment les relations entre tous les acteurs économiques.  Emmanuel invite donc les entreprises à regarder d’un regard neuf leur environnement proche pour y déceler les opportunités. Là où cet argument porte, c’est qu’effectivement une grande entreprise est très bien placée, voire mieux placée qu’une start-up pour analyser ces  espaces «- entre » comme ils les appellent pour les réinventer.  Pour que ce miracle puisse avoir lieu, il reconnait aussi que les grandes entreprises doivent muter pour travailler comme une start-up , c’est-à-dire s’imbiber des nouveaux modes de collaboration et de management : ouvrir l’entreprise pour laisser le salariés utiliser tous les outils digitaux – remplacer l’annuaire central par Linkedin par exemple, laisser les salariés s’auto-organiser, créer les conditions d’échanges et de collaboration par l’horizontalité, flouter les définition de postes  etc. L’auteur bénéficie d’un vécu dans ces grands comptes, ce qui rend ce discours particulièrement pertinent et crédible. Les quelques exemples qui émaillent le livre sont d’ailleurs éclairants : le système « Connect and Develop » de Procter and Gamble, le « Destroy your business » de General Electric, etc.

Ce livre offre un point de vue neuf sur les grands groupes, peut-être un peu trop vite enterrés au cimetière des dinosaures. Passé le temps de la surprise et de l’adaptation à la révolution digitale,  vient aujourd’hui le moment où ces vielles organisations peuvent en tirer non seulement les fruits mais aussi maintenir leur domination. Quand on voit la valeur que peuvent créer de petites équipes rassemblées autour de start-up, on peut raisonnablement s’attendre à être étonnés  par ce que ces grandes entreprises pourraient produire si elles se mettaient à travailler comme elles. L’effet serait exponentiel. Que resterait-il aux start-up ?

Amazon est de ce point de vue un bon exemple. Ce n’est plus une start-up, ni une société de software dont on sait bien qu’il est impossible de tirer des analogies pertinentes pour d’autres industries. Car Amazon est aujourd’hui l’égal de n’importe qu’elle grande entreprise traditionnelle : marge faibles, beaucoup de process et de legacy à gérer, beaucoup de personnel, des DSI, de la logistique, des usines, etc… Et pourtant, elle avance à une vitesse vertigineuse. Et d’ores et déjà,  toute start-up qui se lance dans l’ebusiness a peu de chance de lui résister….C’est donc bien possible…

J’ajouterai un dernier point à ce livre, c’est l’angle « européen ». En effet, Emmanuel Turcq n’évoque pas les particularités de notre continent et de nos spécificités tant économiques que culturelles. Je pense que la création de valeur par l’innovation prendra des chemins différents ici qu’aux États-Unis et que, précisément, les  grands groupes y joueront un rôle bien plus important. A y regarder de près, l’économie américaine s’est spécifiquement organisée pour générer et digérer cette innovation grâce à un écosystème financier extraordinairement efficace. Il s’appuie sur, d’un côté des VC et des start-up, et de l’autre, sur des géants  de la technologie capables de « leverager » ces innovations et recycler le capital grâce aux rachats des start-up, dont les fondateurs devenus riches peuvent relancer d’autres start-up et ainsi de suite dans un cycle vertueux. En Europe hélas, nous ne disposons pas de ces gros acteurs qui peuvent « recycler » le capital. Notre salut passera donc très probablement par ces grands groupes seuls capables de recycler le capital et maintenir un cycle pérenne. C’est vraisemblablement pour cette raison que l’Europe ira moins vite, mais a des chances d’inventer un modèle différent et tout aussi  efficace. En attendant, on peut regretter que toutes nos start-up se fassent racheter par des sociétés américaines ou se délocalisent là-bas.  Puissent ces grandes sociétés combler leur retard et tirer profit rapidement de cet avantage compétitif dont parle très intelligemment Emmanuel Turcq dans son livre!!!

La méthode de travail des start-up bientôt « at scale » dans les grands groupes ?

Le crack de l’internet des années 2000 a mis à mal la réputation des start-up quant à la qualité de leurs méthodes de travail. Le côté funky, les baby foots, et le coca à volonté ne pouvait pas donner un résultat sérieux. Et puis, tous ces jeunes en jean….

10 ans plus tard plusieurs d’entre elles valent et gagnent des milliards de dollars. Mais j’entends encore souvent des managers me dire que le succès de ces entreprises tient maintenant à leur position stratégique, à leur techno, à leur business model, à la qualité de leurs produits. Rarement, ils mettent en avant leur méthode de travail, pensant à tort que l’esprit start-up s’est dilué dans la taille. D’ailleurs certaines d’entre elles l’avouent. Google a interrompu son  20%  de temps  libre consacré à des projets personnels et Facebook admet un retour arrière sur son moto « Move Fast and Break Things ».

Après 4 ans dans cet environnement, je pense pouvoir dire à quel point ces dirigeants de grands groupes se trompent.

En effet, ces méthodes sont tout à fait déployables dans de plus grandes organisations pour la simple et bonne raison qu’une bonne partie de ces méthode repose sur des méthodes de travail « personnelles ».

Voici quelques exemples.

Open space typique

Chaque salarié travaille devant son ordinateur et en général 2 voire 3 écrans et un casque audio permettant de s’isoler. Il est connecté une dizaine de flux d’informations en continu :

  • Le mail
  • Le chat interne
  • Le « facebook » interne générant des notifications personnelles à la hauteur de sa contribution, qui se doit d’être significative compte tenu de la culture
  • Le compte Skype et/ou un chat externe pour les clients , partenaires ou prestataires
  • Son mobile avec les SMS et les coups de téléphone (finalement très rares)
  • Les dashboards liés à son activité, soit affichés quelque part sur son écran, ou plus généralement pas loin sur un écran dédié et partagé à plusieurs
  • Les notifications de l’outil de « ticketing », ce système qui attribue les tâches à chacun et qui permet de transmettre les tâches aux  autres une fois la sienne terminée.
  • Les fils twitter de sa société ou de ses partenaires / prestataires
  • Son compte personnel Facebook, Twitter (et autre) qui est parfois utilisé pour des raisons professionnelles

A noter que le téléphone fixe a totalement disparu.

Le calme des open space est une illusion. Si tous ces flux étaient sonorisés, les bureaux ressembleraient bien plus à une salle de traders survoltés en plein crack boursier. L’intensité de tous ces flux est telle qu’elle mécanise et rythme grandement le travail, en imposant un rythme très soutenu.

La culture de la métrique est partout. L’outil de ticketing englobe toutes les tâches, bien au-delà des tâches des développeurs informatiques. Il devient la colonne centrale du travail quotidien. Chacun évalue le temps qu’il doit passer sur chacune d’entre elle. Et la plateforme calcule non seulement les retards, mais aussi  peu à peu la marge d’erreur dans l’évaluation du temps, ce qui permet d’afficher au superviseur une évaluation du délai réel auquel l’ensemble des tâches sera réellement achevé.

L’aide que vous apportez aux autres, ainsi que votre niveau d’engagement à clôturer spontanément des tâches est aussi enregistré et permet de publier un classement régulièrement à la vue de tous. Mieux ne vaut pas être trop longtemps en queue de ce classement. La culture du travail en équipe rentre rapidement dans les mœurs.

Les réunions démarrent à la minute et se terminent à la minute. Non pas seulement en raison d’une culture générale de rigueur, mais tout simplement parce qu’elles impliquent des équipes à l’étranger via conf call ou video call. Il n’est donc pas possible de les faire patienter compte tenu des décalages horaires. Et quand à l’heure de fin, il est important de s’y tenir car vous êtes chassés des salles trop peu nombreuses par les suivants qui ont en général été obligés de jongler pour trouver une disponibilité.

Toutes les réunions commencent par l’analyse de chiffres que ce soit des tableaux de supervision ou des logs d’activités, et toutes les décisions s’appuient sur l’analyse de ces chiffres.

Etc.

J’espère que ces quelques exemples suffisent à démontrer pourquoi les start-up avancent très vite et qu’elles résistent à l’effet taille. Amazon l’a fait, et ne croyez pas que ce que je décris là concerne les hangars de stockage, mais bien les bureaux du personnel administratif, marketing et commercial. Pour les plus curieux, découvriez comment d’ailleurs chez Amazon, la logique de la réunion de travail a été totalement revue et a tué le powerpoint.

En conclusion, je suis convaincu que le mode de travail des start-up va devenir une norme dans les grandes entreprises. Elles résultent d’un mode d’adaptation naturel à un nouvel environnement technologique du poste de travail, et d’une nouvelle logique dans laquelle la résolution de problème et la rapidité d’action ont pris le dessus sur une réflexion long terme.

Ceci étant posé, j’admet que la transition avec le mode de travail traditionnel n’est pas évidente, notamment sur la nature et la profondeur des relations humaines. Je suis d’ailleurs surpris du relatif silence des grands spécialistes de la conduite du changement sur ce thème précis, pourtant essentiel quand on parle de transformation digitale.

La transformation digitale

Après plusieurs années dans la fournaise des start-up, j’ai repris contact avec le monde des grandes entreprises et du monde du conseil.

 « Depuis environ 2 ans, on s’est rendu compte que le digital et les nouvelles techno n’étaient pas une blague ni une mode passagère »

me disait récemment un partner d’un grand cabinet. C’est à peine croyable, et cela en dit long sur le retard français accumulé ! En tout cas, tout le monde du conseil croule désormais sous les demandes de conseils en « transformation digitale ».

J’en ai conçu à la fois de l’amertume et de l’excitation.

De l’amertume d’abord, car je prends conscience de l’épaisseur des murs auxquels j’étais confronté depuis 15 ans à expliquer et vendre de l’innovation à des grands groupes. Il me revient en mémoire les mots d’un patron d’une agence de communication digitale qui, tancé par son client, directeur d’un grand groupe, à propos des retards des projets digitaux, de lui rétorquer

« Mais bon sang, comprenez que mes collaborateurs ont en mare d’avoir des stagiaires en face d’eux pour travailler. Quand est-ce que vous allez prendre ces sujets au sérieux et mettre de la compétence, en face de nous, pour que nous puissions correctement délivrer. »

A croire que maintenant, on y est. Le déclic est enfin là.

Et maintenant monte l’excitation, car après tout, ce verbatim annonce le démarrage d’une nouvelle époque : on va enfin pouvoir faire des choses sérieuses.

 

Transformation digitale

Commençons alors par le commencement. Quelle synthèse peut-on trouver derrière cette expression « transformation digitale » pour démarrer sérieusement une démarche. C’est tellement vaste « transformation digitale » qu’il est naturel de ne pas savoir par où  commencer.

En fait, c’est assez simple. Il faut revenir aux fondamentaux. Le digital est le fruit de 3 nouveautés majeures qui, combinées, ont changé pour toujours, l’économie et le management des entreprises :

La loi de Moore est une prédiction faite par Gordon  Moore en 1965 qui prétendait que les capacités de calcul des ordinateurs doubleraient tous les 18 mois. Il n’a pas été démenti depuis. Concrètement, cela signifie qu’on peut demander de plus en plus de choses aux ordinateurs. Les problèmes qui demandaient la puissance d’un ordinateur de la NASA  de cette époque peuvent être résolus désormais par un smartphone bas de gamme.

L’infrastructure  digitale est un ensemble de choses qui « portent » toutes les activités digitales : les réseaux informatiques et de communication, les logiciels open source, le cloud, les devices (principalement ordinateurs, tablettes, téléphone), les réseaux sociaux et les plates-formes qui portent les applications telles que Facebook, Android. Cette infrastructure abolit la notion d’espace et temps et crée ce qu’on appelle l’effet réseau.  Dès qu’un nouveau service digital vient à résoudre un nouveau problème, il est mis à disposition instantanément et mondialement…et le problème disparait quasiment à la même vitesse.

Les méthodes de travail sont bouleversées car la productivité des équipes est décuplée grâce à cette infrastructure et ces capacités de calcul. Facebook s’introduit en bourse en Mai 2012 et compte à ce moment-là 4600 salariés pour une valeur de 100Mds$. Grosso modo, chaque embauche a créé 3.2M$ de valeur boursière dès la création de la société. Rarement un aussi petit nombre de personnes a permis de créer autant de valeur. Et les exemples de ce type s’accumulent. Une petite équipe peut vraiment disrupter un marché et changer le monde, et pas seulement dans le monde digital lui-même. Car ces méthodes peuvent aussi être déclinées dans le vieux monde industriel. En témoignent  SpaceX qui révolutionne le marché de l’industrie spatiale avec 1800 salariés seulement, Idem pour Tesla, créée il y a à peine 10 ans dont la valeur boursière est aujourd’hui 2,5 supérieure à celle de Ford, pourtant centenaire.

En synthèse, comprendre ce qu’est la transformation digitale, c’est commencer par bien comprendre ces 3 éléments qui la constituent. C’est tout d’abord admettre cette loi de Moore et accepter que ce qu’on réalise aujourd’hui sera probablement dépassé dans 18 mois. C’est bien cerner ce qui compose l’architecture sur laquelle tout le digital repose. Non pas uniquement techniquement, mais philosophiquement. Le web, le cloud et les réseaux sociaux sont les nouvelles infrastructures aussi tangibles que l’étaient les infrastructures d’autrefois, les routes, les ponts, les réseaux ferré ou d’énergie. Enfin, c’est accepter de révolutionner sa façon de travailler en admettant le potentiel de petites équipes et leur rapidité d’exécution.

Et pour finir, c’est accepter la relation entre ces 3 éléments qui bouclent ensemble pour déterminer un cycle continu. C’est d’ailleurs probablement ce dernier point qui est le plus difficile à comprendre pour nos élites. La transformation digitale est un nouveau processus d’évolution et non une révolution ponctuelle. Il n’est pas possible de se poser tranquillement pour faire une belle analyse d’impact puis en déduire un beau plan d’action. La transformation digitale n’est pas un problème à résoudre, c’est un processus dans lequel il faut plonger, avec confiance, et admettre qu’il faudra résoudre en chemin les problèmes rencontrés, et que la loi de moore aura fait son œuvre à ce moment là pour vous y aider.